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La moto en duo : la sécurité n’est pas en option !

« Le bonheur, disait Albert Schweitzer, est la seule chose qui se double si on le partage. » Ainsi en est-il de celui de rouler à moto… à condition de prendre garde à quelques mesures simples mais efficaces de sécurité.

moto duo

L’importance des protections

En cas de chute, il n’y a plus ni pilote ni passagère : la loi de la gravité comme celle du bitume est implacable, et tout le monde est logé à la même enseigne !

Ce constat doit se retrouver dans la prévention et donc dans les protections : comme son pilote, la personne qui est derrière doit être équipée d’un bon casque, d’une paire de gants en cuir, d’un blouson avec sa dorsale CE, de chaussures adaptées et d’un jean kevlar.

Lorsque ces protections sont négligées, les conséquences peuvent être dramatiques. C’est ce que Thierry Hermitte et Maxime Moutreuil du CEESAR (Centre Européen d’Etudes de Sécurité et d’Analyse des Risques) confiaient récemment à Moto Services, en insistant sur l’enjeu des protections du bas du corps :

« Les passagers n’ont souvent pas de protection inférieure, or leur position rend leurs membres vulnérables. Globalement, les passagers s’en sortent pas trop mal comparativement aux pilotes qui ont à faire à un environnement plus agressif : guidon, fixations de carénages, commandes au pied. »

Côté bagagerie, pas d’imprudence : évitez systématiquement les gros sac-à-dos portés sur les épaules et préférez-leur des sacoches cavalières. Vous y gagnerez déjà en confort, mais également en sécurité en cas d’accident. 

La position idéale du passager

Car si tous les modèles de moto ont en un commun d’être conçus pour un maximum d’efficacité, celle-ci est avant tout au service du pilote : en témoigne la position du passager, dont le siège est dans la plupart des cas surélevé de plusieurs centimètres. Et ceci n’est pas anecdotique : d’une part, cela décale vers l’arrière le centre de gravité du véhicule ; et d’autre part, cela surexpose la / le passager(e) au vent, et modifie l’aérodynamisme de la moto.

La bonne position du passager va être le résultat de plusieurs bonnes pratiques complémentaires :

  • Les mains : ce sont elles qui en premier lieu garantissent votre stabilité en vous liant à la moto. Vous pouvez donc soit tenir les poignées prévues à cet effet, soit tenir la personne qui pilote, soit poser les mains sur le réservoir (lorsque vous montez une moto sportive). En cas d’accélération brusque, vous pouvez aussi mettre une main sur le ventre du conducteur, cela vous évitera de partir en arrière.
  • Les genoux : si la morphologie de la moto le permet, serrez bien les genoux sur la personne qui conduit. Cela vous évitera de glisser lors des freinages tout en assurant au pilote une meilleure stabilité dans la conduite, et donc plus de facilité dans le pilotage.
  • Les virages : le rôle du passager consiste avant tout à ne pas gêner la conduite du pilote. Point n’est besoin de l’aider à tourner en se penchant exagérément, ni du côté du virage ni dans le sens opposé pour faire contrepoids, ce qui accroîtrait au contraire les risques de chute. La bonne attitude consiste à suivre en douceur le mouvement amorcé par le pilote, sans crispation ni exagération.
  • Les ralentisseurs : ils peuvent être très désagréables à passer en moto, notamment pour le passager, qui est parfois secoué. Pour amortir les à-coups qui deviennent pénibles sur les longs trajets, il est facile de soulager les fesses et le dos en se soulevant légèrement de la selle en s’appuyant sur les cale-pieds au moment du franchissement du ralentisseur. Cela ne perturbera pas le comportement de la moto.

 Choisir un(e) bon(ne) pilote

La première qualité d’un pilote doit être l’empathie : il doit être évident pour lui qu’il conduit deux motos différentes, l’une quand il est en solo, l’autre quand il vous accueille en tant que passager. C’est à cette condition que vous parviendrez à lui faire totalement confiance – ce qui est indispensable si vous voulez profiter de vos sorties communes.

L’une des premières choses à faire est donc d’établir un code de communication entre vous, par pression sur le ventre ou tape sur l’épaule (ex. une pression sur le ventre signifie « moins vite », une tape sur l’épaule signifie « j’ai besoin que l’on s’arrête »), pour qu’en cas de problème vous puissiez rapidement le lui faire savoir.

Autre solution pertinente, celle du kit Intercom qui permet une communication directe entre le pilote et son passager via un système d’écouteurs et micros sans fil.

Quelques conseils supplémentaires en vidéo

Voici quelques conseils supplémentaires dispensés par Emmanuel Renard, directeur de l’Éducation de l’association Prévention Routière.

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