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La moto en hiver : les précautions indispensables

Depuis quelques semaines, l’hiver est officiellement arrivé. Quand on conduit une moto, il s’agit d’une saison particulière qui demande une vraie adaptation, tant pour ce qui concerne l’équipement, la conduite, ou encore l’entretien. LNLM fait le point.

moto hiver

L’entretien de la moto

L’hiver et ses températures basses comme ses caprices climatiques mettront à l’épreuve votre moto. Un effort d’entretien supplémentaire est nécessaire. La chaîne en particulier doit être constamment surveillée, et graissée le cas échéant.

L’un des « prédateurs » hivernaux de votre moto est parfois inattendu : il s’agit du sel, généreusement utilisé par les personnels de voirie pour lutter contre le verglas et/ou la neige. Mais le sel attaque très vite le métal : après chaque sortie, nettoyez donc votre moto (au moins le bas) à l’eau froide, ce qui fera partir le sel sans le dissoudre. Veillez à entretenir vos chromes avec un produit protecteur.

Surveillez l’état de vos pneus, cruciaux pour l’adhérence, ainsi que la charge de votre batterie, qui ne supportera le froid que si elle est chargée en permanence : remplacez-la avant l’hiver si nécessaire, et entretenez les bornes en les brossant et les graissant.  

S’équiper pour la conduite

L’ennemi n°1 du motard en hiver, c’est bien entendu le froid, et son alliée l’humidité n’est jamais très loin. Ce froid est ressenti d’autant plus violemment que la vitesse de déplacement est grande : l’indice de refroidissement éolien (IRE) nous apprend que lorsque la température extérieure est de 0°C à l’arrêt, elle peut atteindre -10°C à 90 km/h et même à -15°C à 130 km/h !

La première chose à faire en période de grand froid est donc d’adapter sa vitesse afin de ne pas s’exposer à une baisse trop grande de sa température corporelle. Il est aussi conseillé de consommer des sucres lents (féculents) avant les longs déplacements, pour donner au corps le carburant nécessaire à la lutte contre le froid qu’il entamera dès votre départ à moto.

Pensez également à bien protéger votre cou : le moindre courant d’air vous glacerait tout entier. Le tour de cou type plastron en matière coupe-vent se révèle alors indispensable. Les personnes qui roulent en casque jet peuvent le relever en cache-nez, et c’est très pratique. Ceux qui roulent en casque intégral le remonteront seulement au niveau de la bouche.

A éviter, par contre : l’écharpe interminable, qui vous pénalisera plus qu’elle ne vous aidera. Déjà, elle crée un effet minerve : vous ne pourrez plus tourner la tête correctement, ce qui devient vite dangereux. Ensuite, enroulée à l’extérieur de la veste elle peut occasionner un risque d’étranglement en cas d’accident ; mise à l’intérieur, elle empêche sa fermeture correcte et favorise les courants d’air et donc, paradoxalement, le froid.

Justement, la veste : choisissez celle-ci pour son imperméabilité et sa fonction coupe-vent, mais aussi pour sa doublure thermique performante, car toutes n’ont pas les mêmes propriétés isolantes. Évitez les blousons courts et privilégiez les vestes longues qui protègent le bas du dos et les hanches. Prévoyez également d’autres couches de vêtements sous votre veste qui maintiendront la température, mais évitez de mettre une polaire ou un plus trop épais sous votre veste : privilégiez les vêtements moulants en empilant les couches. Mieux vaut revêtir plusieurs petites couches de vêtements que de mettre deux couches épaisses !

En hiver vos mains sont particulièrement exposées : choisissez donc avec soin vos gants et n’hésitez pas à investir dans des gants chauffants pour un meilleur rapport investissement/chaleur. A prendre en compte de manière impérative : la qualité des gants varie beaucoup d’une marque à l’autre, ainsi que d’un budget à l’autre ! Par ailleurs, les gants traditionnels – même d’hiver – ne vous protègeront qu’une demi-heure du froid environ. Les sous-gants ne vous feront quant à eux gagner que quelques minutes de confort thermique : au-delà, vous aurez besoin de gants chauffants !

Prendre la route en hiver

En hiver, la mécanique de votre moto est affectée, son amortissement est un peu plus ferme, et les pneumatiques mettent plus de temps à chauffer : vous devez donc adapter votre conduite à ces contraintes. Pour commencer, ajustez votre vitesse aux conditions climatiques. Augmentez les distances de sécurité : sur un sol froid, les pneumatiques chauffent moins, et ils perdent en adhérence – donc vous mettrez plus de temps à freiner.

Justement, les freins : par temps froid, passez du freinage de réaction à celui d’anticipation. Servez-vous avec plus de souplesse du frein arrière, afin d’éviter les risques de blocage de la roue avant sur chaussée glissante – ce qui équivaut systématiquement à la chute.

Renseignez-vous systématiquement sur la météo avant de partir. Si malgré tout vous vous retrouvez à devoir terminer votre trajet sur la neige, roulez au ralenti, et servez-vous de vos pieds comme des béquilles permanentes pour éviter les déséquilibres soudains !

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